L’Alliance au Québec

Depuis des années, l’Alliance a fait oeuvre de pionnier dans l’amélioration des conditions de travail des travailleurs et travailleuses de l’industrie du spectacle au Québec.

Nos sections locales Québécoises regroupent quelques 800 membres. Ces travailleurs et travailleuses oeuvrent comme techniciens de scène, maquilleurs, habilleurs et habilleuses, projectionistes, techniciens en audio-visuel, techniciens en post-production, techniciens en décor pour le cinéma, employé(e)s de bureau et personnels d’accueil dans les cinémas.

Des plateaux de la Place des Arts à la scène du Théâtre du Nouveau monde, des salles de cinémas conventionnelles aux écrans géants d’IMAX, des salles de réception les plus huppées aux pires champs de boue des festivals d’été, nous représentons les employés des plus importants lieux de spectacles, de divertissement et de production du Québec, et ce depuis plus d’un siècle.

La doyenne de nos sections locales, le local 56, vit le jour en 1897, ce qui en fait l’un des plus anciens syndicats au Québec et le premier syndicat d’employés de scène à avoir été reconnu au Canada. D’ailleurs le premier vice-président canadien de l’Alliance était un membre du local 56. La section locale a fêté en 1997 son 100ième anniversaire, ce qui est remarquable de nos jours et tout à son honneur.

Pour leur part, les projectionnistes de cinéma de Montréal ont fondé la section locale 262 dès l’ouverture du premier cinéma de Montréal, le fameux Ouimetoscope, en 1912. La section 262 regroupe aussi depuis 1994 du personnel d’accueil de cinémas et a continuée d’élargir ses horizons en 2003 avec la venue de techniciens en post-production et de techniciens en décor pour le cinéma. Une troisième section locale a plus tard vu le jour à Montréal soit la section 863 qui regroupe les habilleurs et habilleuses plus spécifiquement. Une autre section a aussi été fondée à Québec, la section locale 523, section mixte qui regroupe autant en son sein les techniciens de la scène, les habilleurs et habilleuses, les projectionnistes et le personnel d’accueil des cinémas.

Nos membres ont été de toutes les manifestations marquantes de la vie culturelle Québécoises, une tradition qui remonte au moins à l’époque des tournées de Sarah Bernhardt. Quant aux évènements plus récents, la liste est éloquente: l’Expo 67, la superfrancofête, les productions du TNM, de la Compagnie Jean-Duceppe, du Centre national des arts, de l’Opéra de Québec et de l’Opéra de Montréal, les tournées de l’OSM et des grands Ballets Canadiens, de même que les superproductions comme Gala, Napoléon-Lama, Nelligan, Roméo et Juliette, Don Juan. Sans oublier les spectacles à grands déploiement au Forum, au Centre Molson, à l’Autostade, au Parc Jarry, au Stade Olympique et ailleurs, de même que les grands rassemblement populaires de toutes sorte, tel les spectacles de la Saint-Jean Baptiste au parc Maisonneuve depuis 1999.

Les sections locales de l’Alliance au Québec ne sont pas, quoi qu’ont puisse en penser et en dire dans certains milieux, les agents d’un quelconque complot visant à assurer l’hégémonie américaine sur notre vie culturelle. C’est là un mythe colporté par des gens dont l’intérêt n’est pas de faire obstacle à l’ingérence étrangère, mais bien à la syndicalisation de travailleurs et travailleuses qui en ont douloureusement besoin.

En tant qu’affiliées à la FTQ et au Congrès du travail du Canada, l’Alliance et ses sections locales sont soumises à de rigoureux critères d’autonomie nationale ( entre autres dispositions, l’argent des cotisations perçues au Canada demeure au Canada, tous les dirigeants canadiens sont élus par les membres et délégués canadiens, et les décisions des associations de district canadien ont force de loi).

Quand nos sections Québécoises font pressions sur les employeurs d’ici pour obtenir et conserver des salaires et des conditions de travail convenable, ce n’est pas parce qu’ils reçoivent des ordres de New-York, de Hollywood ou de Toronto d’acculer la culture Québécoise à la faillite, c’est tout simplement parce qu’ils défendent les intérêts des travailleurs de la culture d’ici et leur droit à effectuer leur travail dans des conditions décentes.

L’Alliance et ses sections locales affiliées à la FTQ et aux divers Conseils de travail. L’appartenance aux Conseils de travail et à la FTQ permet à nos membres non seulement de bénéficier de tout le réseau de services et de solidarité de la centrale syndicale la mieux implantée au Québec, mais aussi de participer pleinement aux très importants débats de société qui affectent l’ensemble du Québec.

Plusieurs raisons motivent aussi le maintien par nos sections locales de leur affiliation à l’AIEST/IATSE:

  • Cette affiliation leur permet de bénéficier de l’expérience accumulée depuis les années 1890 dans le domaine des spectacles, du cinéma, de la culture et des divertissements par les organisateurs et les négociateurs des divers syndicats de l’Alliance;
  • Leur présence dans les instances de l’Alliance et dans les débats qui s’y déroulent leur donne voix au chapitre lorsque ce règlent nombre de questions qui les affectent directement ou indirectement; en effet, dans le contexte nord-américain actuel, il faut toujours se rappeler que «quand Hollywood et Broadway prennent froid, le Québec éternue» Une exemple éloquente est que grâce à la forte présence des sections locales Canadienne, l’IATSE est le seul syndicat américain qui s’est opposé, avec succès, à la campagne visant à empêcher les tournages américains en dehors des frontières des États-Unis ;
  • L’appartenance à l’Alliance facilite aux travailleurs québécois l’accès au marché du travail en dehors du Québec, qu’il s’agisse de tournée de spectacles, de travail de production ou encore de tournage de toute sorte; à ce chapitre, l’Alliance a toujours fait, et fera toujours, tout
    en son pouvoir pour faciliter l’accès de ses membres québécois et Canadiens à l’ensemble du marché du travail nord-américain; bien loin de torpiller ou de mettre en péril la culture Québécoise, cette attitude de l’Alliance a toujours eu pour effet d’en faciliter la diffusion;
  • Les sections locales du Québec et du Canada ont accès de plein droit à toutes les ressources du Fonds de défense, d’éducation et de promotion professionnelle de l’Alliance pour mener des campagnes de recrutement et d’organisation, pour tenir des séances d’études ou de formation professionnelle ou encore pour défrayer certains frais juridiques, notamment lors de conflits de travail.
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